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Red Dead Redemption 2: The unlikely masterpiece of a major studio

Red Dead Redemption 2 est le chef-d'œuvre improbable qui résulte d'un ensemble miraculeux de circonstances heureuses : L'excellente situation financière des studios Rockstar, la passion des dirigeants qui auront offert les meilleures chances à ce titre, la passion et le talent inouï des équipes, une générosité que je ne sais toujours pas expliquer.

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Red Dead Redemption 2: The unlikely masterpiece of a major studio

Red Dead Redemption 2 est le chef-d'œuvre improbable qui résulte d'un ensemble miraculeux de circonstances heureuses : L'excellente situation financière des studios Rockstar, la passion des dirigeants qui auront offert les meilleures chances à ce titre, la passion et le talent inouï des équipes, une générosité que je ne sais toujours pas expliquer.

Ceci est une lettre d'amour au plus grand jeu vidéo auquel il m'a été permis de jouer dans ma longue vie de gamer.

La surprise

Red Dead Redemption (que j'abrègerai RDR) premier du nom, sorti le 18 mai 2010 sur Xbox 360 et Playstation 3 a réussi la prouesse de me captiver malgré mon manque d'intérêt pour le genre des westerns. Mieux, il s'est hissé jour après jour un peu plus haut dans mon Panthéon vidéoludique du fait de ses qualités techniques impressionnantes.

Non pas pour son multijoueur teasé de manière alléchante et finalement très décevant, mais pour la proposition de son solo : vaste, sauvage, magnifique.

J'incarnais John Marston, hors la-loi repenti, installé avec femme et enfant dans un ranch à Beecher's Hope, dans le comté de Great Plains, j'ai rempli de basses œuvres, forcé par les agents fédéraux à traquer mes anciens frères d'armes des 2 côtés des rives de la rivière San Luis (River), qui trace une frontière entre New Austin et Nuevo Paraiso, équivalents respectifs de l'Arizona et du Mexique.

J'ai savouré chaque instant à explorer cet univers qui regorgeait de détails, à soigner mon cheval, à rencontrer des PNJ attachants, à tricher au Poker, à frôler la mort en remportant des duels, à découvrir un background riche et passionant, repoussant jusqu'à septembre 2011 la fin de mon périple.

RDR est devenu mon jeu préféré de tous les temps, sur tout support confondu, peut-être ex æquo avec la trilogie Mass Effect.

La frustration

Six années ont passé, j'imagine que nous étions nombreux à penser que cette licence n'aurait pas de suite, comme L.A. Noire, une autre pépite signée Rockstar.

Une suite pour console de septième génération fut finalement teasée.

Dilemme : Entre temps, j'étais devenu un irrémédiable joueur PC et aucun portage n'était malheureusement annoncé pour la "Glorious Gaming Master Race".

Ma frustration a grandi à mesure des previews prometteuses et j'étais désemparé devant l'emballement médiatique lors de sa sortie : Cette "suite" était en fait une préquelle du premier Red Dead Redemption, les notes crevaient le plafond, la presse parlait de chef-d'œuvre et circulaient déjà quelques estimations chiffrées vertigineuses :

  • Jeu vidéo au budget le plus élevé, estimé à plus de 800 millions de dollars, réparti en 500 millions de production et 300 millions de marketing;
  • 725 millions de dollars de ventes dès son week-end d'ouverture, dépassant toutes les ventes à vie de RDR 1;
  • Près de 1.300 personnes impliquées dans le développement du jeu et 2.800 créditées sur le site officiel;
  • Plus de 500.000 pages de scripts et dialogues écrites pour les besoins du jeu;
  • 1.200 acteurs à contribution, dont 700 doubleurs.

À cela s'est ajouté la hype des amis qui avaient le cruel privilège de pouvoir le découvrir sur console et qui me décrivaient une expérience fantastiquement immersive.

Si vous avez déjà fait l'expérience de suites décevante après une œuvre originale que vous considérez au-dessus de tout, vous comprendrez que j'avais du mal à croire que les studios Rockstar – aussi grand soit leur savoir-faire – soient parvenu à saisir les qualités de son titre originel et à la dépasser, selon les nouveaux standards techniques près d'une décennie plus tard.

Bref, j'étais à la fois surexcité et contrarié, car il m'était impossible de me résigner à sacrifier mes très hautes attentes techniques, de la 4K à 60 fps, éventuellement du Ray Tracing, en jouant sur console.

Faute d'annonce de portage sur PC, je m'en suis détourné et j'ai découvert à cette occasion l'excellent jeu Control, sur lequel j'ai également rédigé un article-hommage. (faire un bloc preview avec une image de l'artocle + l'intro)

Et puis le 04 octobre 2019, un vendredi pluvieux, comme ça sans prévenir, Rockstar officialisait soudainement, sur feu-Twitter, la sortie prochaine de Red Dead Redemption 2 sur PC un mois plus tard, le 05 novembre 2019.

L'hystérie

Durant le mois qui a suivi, j'ai fait un état des lieux des nouvelles cartes graphiques, chipsets, fréquence de RAM, boîtier, système de refroidissement, j'ai réservé un budget indescent pour commander les pièces d'une machine capable de me faire revivre un vieux rêve.

Et c'est le 1er décembre 2019, peu avant minuit, que je lançais enfin cette suite inespérée.

RDR2

Une expérience au-delà de mes rêves les plus fous

Pour les néophytes, le jeu prend place sur le territoire américain durant la conquête de l'Ouest à la fin du XIXe siècle, et s'ouvre sur un cortège en train de progresser péniblement de nuit dans une tempête de neige.

On reconnaît quelques-uns des personnages rencontrés dans RDR 1, tentant d'échapper à la traque des forces de l'ordre après ce qui semble avoir été un gros coup qui aura coûté des vies à des compagnons.

La qualité des cinématiques temps réel (Real Time Cinematic) est impressionnante, l'atmosphère dramatique extrêmement bien retranscrite, le sifflement du blizzard, les hommes et femmes qui composent la bande de hors la loi sont désespéré·e·s et frigorifié·e·s.

Principal intérêt de la préquelle : il est totalement dispensable d'avoir joué au titre précédent pour pleinement apprécier celui-ci, mais connaître les événements de RDR 1 permet indéniablement d'apprécier une foule de détails dans les rapports entre les personnages et la diégèse.
Cela permet aussi de savourer le travail d'écriture des scénaristes de Rockstar qui ont su magistralement raccrocher les wagons avec l'histoire de RDR 1.

On retrouve les caractéristiques techniques de cette saga : Un moteur physique maison spectaculaire, avec des cycles jour nuit et des effets météos somptueux, [SUITE N'EST PAS CARACTERISTIQUE SAGA, parler plutôt aspect contemplatif, ambiance sonore nature, etc] un Ragdoll et un body awareness qui font ressentir la masse du corps dans tous ses mouvements, énormément d'interactions avec les PNJ (Plus encore avec les hors-la-loi de la bande de Dutsh) ainsi qu'avec l'environnement, ce qui fait de cette production Rockstar, un jeu légendaire, là où Cyberpunk 2077 ne peut prétendre qu'au statut de jeu marquant.
Le jeu est graphiquement grandiose, tant au niveau des modèles 3D, des animations, de l'éclairage et du brouillard volumétrique, l'ambiance sonore et les musiques bénéficient d'un soin cinématographique, le gameplay frôle la perfection.
Toutes les qualités d'un quadruple A sont présentes.
Trotter librement quelques minutes sur son cheval permet d'apprécier la qualité de la réalisation qui, 5 ans après, en 2024, au moment où je relis cet article, demeure la référence en matière de soin apporté aux détails et le projet le plus ambitieux de l'histoire du jeu vidéo.

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Les équipes de Rockstar ont abattu un travail monstre pour nous connecter avec son personnage principal et plonger sans retenue dans cette aventure.
J'ai fait une expérience particulièrement ahurissante assez tôt dans le jeu : Lâcher les commandes au bord d'un chemin et apprécier l'ambiance sonore de la nature qui m'était devenue si familière, mais qui, à mesure que je l'analysais, m'a révélé que chacun des sons qui la composaient, était physiquement manifesté dans l'environnement : les gazouillements provenant des différentes espèces d'oiseaux à proximité, le cri strident d'un rapace plus haut dans le ciel, le vrombissement d'une mouche qui passe dans le champ de la caméra, le glapissement d'un renard en fuite dans les hautes herbes derrière moi, le bruit des feuillages qui s'agitent au passage du vent, le clapotis d'un ruisseau non loin de là, le galop lointain de chevaux sauvages en contrebas...
Le monde de RDR 2 semble vivant.

Et c'est cette outrance dans le (soin du) détail, dans l'immensité et dans le rythme qui hissent Read Dead Redemption 2 au rang de jeu légendaire.

Réjouissons-nous que Rockstar ait eu les moyens financiers de Take-Two et la liberté de produire une œuvre de ce calibre.

Au nom des 65 millions de joueurs : Merci Rockstar, maintenant, nous voulons Red Dead Redemption 3.

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More with spoilers

Spoilers ahead

The following contains a lot of spoilers, if you haven't already finished the game, I strongly suggest to suspend the reading.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sure?

All right.

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Un jeu de légende

La recette d'un jeu qui demeurera le meilleur dans le coeur des joueurs pour la décennie qui s'en suivra :

moteur, graphismes, monde ouvert plein de vie, pnj attachants, détails, musique, animation, écriture digne d'un grand film, générosité sans égale.

The next gallery contains some of my favorite pictures taken by other players, some from multiplayer:

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Au nom des 65 millions de joueurs : Merci Rockstar, maintenant, nous voulons Red Dead Redemption 3.

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